10 mars 2010

Apprivoiser ses angoisses



Pour le 100ème épisode des Vidéos du Succès, c'est HK qui filme PPC sur un sujet qui va vous permettre de retrouver votre bien-être en réussissant, non pas à vaincre vos angoisses, mais à les apprivoiser.

1- Reconnaître que l'on a une angoisse.

Acceptez d'en ressentir les symptômes. Vous dormez mal ? Vous êtes réveillé la nuit ? Vous avez le sentiment d'être moins sûr de vous ? Vous avez des rougeurs ? Vous ressentez une timidité nouvelle ? Vous avez des sueurs froides ? Vous respirez mal ? Vous avez le sentiment d'étouffer ? Vous vous repliez sur vous même. Guess what ? Vous êtes angoissé.

2- Comprendre ce qu'est une angoisse versus un stress.
Un stress c'est une réaction de l'organisme face à une agression quelconque (blessure, infection, effort, fatigue, bruit, fatigue oculaire, douleur...). L'angoisse c'est plutôt une agression interne, un trauma, une histoire ancienne qui a laissé une trace.

3- Reconnaître ce qu'est une vraie angoisse.
Une angoisse c'est un malaise à la fois psychique et physique caractérisé par une crainte diffuse pouvant aller de l'inquiétude à la panique et par des impressions corporelles pénibles à type de constriction thoracique ou laryngée.

4 - Nommer votre angoisse : l'effet cliquet-psy
Cette étape est clef. Elle vous permettra de mettre du verbe sur vos maux. Se dire je suis angoissé, c'est nommer ses maux et ceci est un gain très important pour soi.
Nommer permet de reconnaître votre angoisse pour éviter qu'elle fasse retour sinon elle se rappellera à vous jusqu'à ce que vous l'entendiez.

5- Faire taire les mots-paravents
Stress, peur, faiblesse, échec, et les mots Caliméro de type "j'en suis pas capable", "c'est de ma faute", "j'ai vraiment pas de bol" ... sont autant de freins qui vous empêchent de nommer votre angoisse. Ne vous arrêtez pas à ça et remettez les à leur juste place. Cela laissera l'espace nécessaire au travail qu'il vous reste à faire.

6- Écoutez-vous !
Poursuivez en mettant les mots qui vous viennent à l'esprit. Laissez les venir. La place que vous avez faite en mettant en sourdine les mots paravents, va vous permettre de continuer à vous exprimer, à parler de ce que vous ressentez, à dire les maux... Si ce sont les bons, vous augmenterez vos chances d'atténuer votre angoisse.

7- Regardez votre angoisse sous un jour nouveau
Que vous le vouliez ou non, votre angoisse exprime quelque chose et ça c'est une belle et bonne nouvelle. Pourquoi une bonne nouvelle ? Parce que si vous êtes angoissé et que vous avez déjà réussi à passer les 6 étapes précédentes, vous êtes à deux encablures d'apprivoiser cette angoisse avec tact et respect envers vous -même. En douceur, sans brusquerie, sans être en guerre et surtout sans rien forcer. Forcée, l'angoisse se rebellera et saura se faire entendre de vous !

Conclusion : 
Freud disait que les personnes sont tirées d'affaire quand elles comprennent que leur névrose, leurs difficultés peuvent se lire comme une banale misère humaine. Et ceci n'est pas misérabiliste mais au contraire joyeux parce qu'alors vous n'êtes plus seul. Nous sommes tous confrontés aux mêmes difficultés inhérentes à la nature humaine.

Un truc - un véritable cadeau, demandez-vous comment font les autres ? Et si vous connaissez quelqu'un qui a réussi à apprivoiser ses angoisses, demandez-lui donc de vous expliquer comment il a fait.

Si vous voulez vaincre et non pas apprivoiser votre angoisse, il vous faudra dans ce cas, user du divan. Comptez alors un minimum de 3 ans d'analyse ;-)

Un grand merci à Cécile et Karim pour leur aide précieuse.