Comment remettre au lendemain ce qu'on peut faire aujourd'hui !
Dans ce nouveau numéro du How To - Les clefs du succès de PPC & HK, nous allons vous expliquer les 7 raisons qui poussent certains à remettre à demain ce qu'ils auraient dû faire aujourd'hui.
1- L'ignorance : Remettre les choses au lendemain s'appelle la procrastination. C'est une espèce de maladie beaucoup plus répandue qu'on le croit. Peut-être en êtes-vous atteint ? C'est Jean de La Fontaine qui l'a découverte et la mise en vers (Le lièvre et la tortue). Cette maladie est le fruit de l'indécision. Elle procure un plaisir trouble, mélange de frustration, d'angoisse et de sentiment de tout contrôler, de décider soi-même, d'être maître de son destin en somme.
2- Le manque de confiance en soi : La procrastination, c'est comme si l'on consommait du temps à crédit. On décide de ne pas commencer parce qu'on n'a pas confiance en soi, parce qu'on ne sait pas organiser les priorités, parce que l'on s'est engagé à la légère, parce qu'on est jaloux de ce ceux qui (pensons-nous) réussissent à tenir leurs engagements. Mais il n'y a pas le feu au lac, hein ?
3- On croit être le maitre des horloges. Parce qu'on trouve toujours quelque chose de plus important, ou plus facile, ou plus marrant à faire. Parce que on est pas en forme au jour J et qu'on pense qu'on sera mieux le lendemain. Et en plus, parce que le procrastinateur fait attendre les autres, il se sent important, voire indispensable.
4- Alors, on s'invente des (fausses) bonnes raisons. Ca ne changera rien au schmilblick si on commence un peu plus tard, n'est-ce pas ? Le procrastinateur commence quand il aura toutes les infos nécessaires, et le temps nécessaire devant lui. Et plus il attend et plus il y a de chances que la demande disparaisse ou qu'elle évolue ; et s'il commence tout de suite, il aura travaillé pour rien.
5- Et on s'encourage à ne pas faire. Le procrastinateur ne sait travailler que le dos au mur, que sous la pression. Pas de panique, demain sera un autre jour. Demain, il sera plus en forme et il fera ce travail deux fois plus vite. JIl a d'ailleurs eu tort de s'engager sur la date de remise et il va demander un peu plus de temps.
6- Le refus de se soigner en surface. Le procrastinateur fait toujours plaisir aux gens qui lui donnent des choses à faire, et il aime bien avoir les yeux plus gros que le ventre. Il préfère tout finir d'un coup plutôt que de pratiquer en plusieurs étapes faciles. Il refuse d'ailleurs qu'on l'aide (car commencer à deux, c'est toujours la clé de la réussite). En plus, il a horreur de suivre des priorités, ça castre son imagination.
7- Le refus de se soigner en profondeur. La vraie guérison passe par des séances de psy pour lui redonner de la confiance en soi. Il y a aussi un truc pas mal qui consiste à faire, non pas des "to do lists" (liste des choses à faire) mais des "done lists (listes des choses faites) ! Et aussi, last but not the least, allez sur le site www.chosesafaire.com qui vous aide à vous souvenir de ce qui reste à faire !
Bon courage si vous êtes un adepte de la Procrastination, ne lâchez rien !
PS : si vous souhaitez découvrir les 38 épisodes précédents du How To - les Clefs du succès, rendez-vous ici même ou chez Henri .
A la semaine prochaine...
Wikio
La vérité, mon bon ami, c'est que le travail qu'on nous fait faire et qu'on paye si mal nous emmerde profondément. lors le faire le plus tard possible, ou mieux : ne pas le faire du tout. Ce n'est pas pathologique, mon pauvre... c'est la guerre de classe, et tant mieux si ça se répand...
RépondreSupprimer« Paressons en toute chose, sauf en aimant et en buvant, sauf en paressant. » Citation de Lessing, reprise par Paul Lafargue. Voir aussi, de lafargue, le Droit à la paresse
(http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Droit_%C3%A0_la_paresse)
pffiouu c trop cet article... je le lirais demain :D
RépondreSupprimersans blague, je souffre de tous es symptomes et ça me pourri la vie : ça fait 17 ans que je dois perdre 30 kg, ça fait autant que j'attend de soigner mon look et le vieillissement est la seule chose que je n'arrive pas à retarder! depuis combien d'années je devais aller chez e dentiste? bientot je devrais y aller pour faire un dentier, ce que j'aurais pu eviter! et puis mes vieilles lunettes sur mon nez sont ttes écaillées! le malheur c'est que je fais comme ça meme avec mes enfants : ma fille doit voir un tas de médecins depuis lgt! (ortopédiste, traumato et dentiste..) C HORRIBLE
RépondreSupprimerHello all !
RépondreSupprimerAnalyser les effets, les symptomes de cette maladie c'est bien ! Nous dire comment la dépasser c'est pas mal !
Et savoir pourquoi, j'en suis sur, elle se développe de plus ou plus surtout depu les dernières générations dont je fais partie !
Je ne connaissais pas cette maladie et je l'ai découverte en faisant une synthèse sur Hamlet et ses prolongements psychologiques et psychanalytiques ! Et effectivement, j'en suis atteint gravement et bon nombre de gens que je connais qui ont a peu près mon age (20 ans).
Cette "maladie" n'en ai pas une réelement, c'est juste une tendance commune qui provient de la feignantise et d'un ras le bol lié a toutes les choses auxquelles on doit penser tous les jours !!!
Bonjour,
RépondreSupprimerMerci pour la vidéo elle est très complète et bien claire !
Je pense aussi qu'il faut également observer les causes profondes, faire une recherche personelle, analyser ce qu'on sur/sous-estime dans la vie, les préjugés qu'on a, remettre nos modèles en questions, nos ancres, les conseils de nos parents, de nos amis etc
Ne pas toujours écouter les gens même sincère, toujours viser ceux qui ont des solutions bien professionels, étudiés.
Bonne chance à tout les procrastinateurs, et si ça bloque vraiment beaucoup, n'hésitez point à consulter un psy, ce n'est pas réservé qu'aux fous comme on le croit, si vous ne savez pas comment se déroules le(s) séances(s) le coût et tout ça, il y a une vidéo d'un psy sur internet qui en parle, Benjamin Lubsinsky.
En espérant que vous serez soigné de cette maladie, passez une bonne vie !
A lire : "la tentation du lendemain", un recueil de nouvelles paru aux éditions Mon petit éditeur en octobre 2010
RépondreSupprimerconcrètement j'en souffre aussi c'est clair et net
RépondreSupprimermaintenant ce que vous appeler excuse sont surtout des arguments véridique que des gens "normaux" refusent d'entendre
encore une chose sa fait 2 ans que je consulte un psy et j'ai pas avancer d'un yota il me rabache sans cesse les même conneries que tout le monde du genre "il faut travailler parce que la vie c'est comme sa" wouaa bel argument on majoritairement les procastinateur ne font rien sans réel raison aussi ils fonctionnent a l'envie et l'envie faut la trouver
et crois moi me dire parce que c'est comme sa sa donne pas très envie de plus avant de dire que c'est une maladie qu'il faut soigner il faudrait peut-etre se remettre gentiment en question et s'assurer que le problème vienne bien du malade et pas de la société (surconsommation, perte des valeurs humaines, manipulation de comportement, intolérance,etc...)
mais comme toujours c'est nettement plus facile de se dire que sa vient de nous que de se dire qu'il faut changer le monde
Et bien pour moi, plusieurs incidents dans ma vie ont accentués ma procrastination. Résultat, aujourd'hui, je suis hyper endetté, quasi à la rue, sans travail, sans argent. C'est mon amie qui m'aide pour le moment, mais combien de temps encore... C'est un fléau pour moi. Je connaissais parfaitement cette procrastination, mais il m'as été impossible de m'en détacher... psy, medoc, projet, loisirs, alcool, etc, rien n'as pu m'aider.
RépondreSupprimerMa procrastination à moi est de remettre à je ne sais quand tout ce qui ne me procure pas une satisfaction immédiate. C'est aussi d'attendre au fond de mon lit ce jour béni où tout ira bien pour moi sans avoir à faire aucun effort. Après maints et maints week-end pourris, je me décide enfin à me bouger, à ranger, faire la vaisselle, laver le linge et appeller mes amis. Nouveau départ en attendant une prochaine crise.
RépondreSupprimerJe suis un procrastinateur assumé. Je procrastine à tout va, à force, ça finit même par tomber sur ce qu'il y a d'important à faire, je le fait et c'est une victoire. Notre pire ennemi étant nous-même, je ne suis personnellement pas de taille à lutter contre lui, alors j'agis par ruse, je le contourne, je travaille parfois en lui faisant croire que je procrastine...
RépondreSupprimerC'est devenu un vrai enfer, ça empiète même dans mon travail ! Un boulot que je devais rendre le jour même, je me suis mise à le remettre à plus tard : résultat : ma boss pas contente, une réunion importante repoussée à une date ultérieure, retardant un projet communal... Au début, je faisais pas gaffe, mais maintenant, ayant découvert le terme et voyant les nuits de stress passées à boucler la veille de la date butoir ce que je pouvais faire dans la semaine (même le mois précédent), je pense vraiment souffrir d'une vraie maladie ! Je me retrouve parfaitement dans les explications disant que le procrastinateur a du mal à faire ce qui ne lui procure aucun plaisir, qu'il ne fait qu'en ayant dos au mur ou qu'on attend une quelconque information en plus pour faire le travail. Mais par contre, je ne comprend pas celle disant qu'il éprouve un plaisir à faire attendre ceux qui compte sur son travail pour avancer... à moins que ça ne veuille dire qu'il travaille que si c'est susceptible de lui donner une récompense : je me souviens en effet qu'au collège, je me retrouvais à faire des exposés terribles pour avoir une bonne note et le plaisir que j'avais quand mon but est atteint. Une des solutions je pense pour pallier en partie à ce trouble est de se dire "si demain je n'ai aucune récompense, elle peut venir plus tard, dans l'avenir, alors autant faire le travail maintenant plutôt que de s'en mordre les doigts" (mais j'avoue ça marche difficilement)
RépondreSupprimerdocument important à lire!
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